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» Heureuse tuberculose; Washington Irving

Heureuse tuberculose; Washington Irving

Publié par Sabine Canneva le 12/05/2010

La maladie pulmonaire du 19e siècle a eu pour effets positifs de mettre sur les routes du Sud des quantités de jeunes hommes instruits et plus ou moins fortunés. Celui qu'on retrouve à Grenade en Andalousie est Washington Irving. Ce jeune américain débarque de New York en Europe à 21 ans pour soigner ses bronches. Il a un diplôme d'avocat en poche, un peu d'argent et beaucoup de soif de découverte. Comme tant d'autres à la même époque, il va se laisser imprégner des terres qu'il rencontre, de leur culture et de leur histoire. De l'Espagne presque encore médiévale qu'il découvre et décrit à ses contemporains, il va faire une image romantique  et fascinante qui va attirer des milliers de voyageurs à sa suite.  

Tout commence lors de son séjour dans l'Alhambra au printemps de l'année 1829 alors habitée par diverses pauvres gens. Ces « fils de l'Alhambra » vont lui raconter les légendes du lieu, qu'il va raconter et enrichir sans doute, pour ne pas dire inventer, ce qui fascinera des générations de jeunes voyageurs. Le jeune Washington est issu d'une nombreuse famille, mais il a moyen d'avoir un avenir au pays. Pourtant il prend un bateau vers le vieux continent, traverse une partie de l'Angleterre, de la France, et traverse toute l'Espagne. Il nous emmène dans ses récits avec son équipage à cheval, compagnon de route d'infortune à traverser des étendues pleines de bandits de grands chemins, à dormir la tête sur une pierre et manger de peu, avec pour salaire l'excitation de la nouveauté et de la découverte. Enlevez les routes goudronnées et traversez les étendues vides et arides qui s'étendent au sud de Madrid... même en voiture sur la monotone autoroute, le chemin est cuisant et éprouvant. Il n'y a rien à des kilomètres à la ronde, que le soleil violent et les montagnes qui se perdent à l'horizon.

Irving qui connaît les bonnes personnes, sera logé à l'Alhambra par le gouverneur de la ville. Il s'impose comme un écrivain reconnu et fin connaisseur de l'Espagne. Sa patrie le nommera ambassadeur dans ce pays ;

Y a-t-il meilleure façon de découvrir un lieu que de raconter une histoire fabuleuse ? Sa propre histoire nous replonge dans la grande épopée romantique du 19e siècle où les débuts des progrès techniques permettaient d'aller courir le monde pour le plaisir. En France, en Italie, en Espagne, ou en Egypte, on se prend de passion pour les « vieilles pierres » laissées à l'abandon pendant des siècles. Fabuleuse époque où l'on découvrait vraiment des choses oubliées et non des itinéraires touristiques balisés.

 

« Pour le voyageur épris d'histoire et de poésie, l'Alhambra de Grenade est un objet de vénération, autant que la Kaaba, le sanctuaire de la Mecque, l'est à tous les véritables pélerins musulmans. Que de légendes et de traditions, vraies ou fabuleuses, que de chansons et de romances, arabes et espagnols, d'amour, de guerre, de chevalerie sont liées à ce romantique édifice . » Washington Irvingcontes de l'Alhambra

 

C'est lui justement qui a largement contribué à faire que l'Alhambra est devenu un objet de fascination par ses récits accessibles au public anglophone. Il a également traduit et recherché les textes espagnols ou même arabes, ce qui a permis leur diffusion. L'Alhambra lui en est reconnaissante puisque grâce à sa renommée, elle peut être entretenue et mise en valeur. 

Tags: Alhambra, ambassadeur, Etats Unis, Grenade, Washington Irving

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