C’est au Nord de l’Ile de Cartuja, très proche du cœur historique de Séville qu’a eu lieu l’Expo 92. Une exposition universelle fait venir un nombre incroyable de visiteurs, exige des investissements considérables, et est donc une occasion unique pour toute ville organisatrice de montrer ses compétences et d’accéder au rang de ville internationale. C’est ce qui est arrivée à Séville, comme toujours pour le meilleur et pour le pire. Devenir une « grosse » ville n’a pas que des bons cotés comme tout le monde sait bien.
Ainsi, on peut se promener sur le site où a eu lieu l’Expo qui est désormais reconverti, tant bien que mal, en technopole. Le site était vaste, un canal a même été aménagé. Des nombreux jeux d’eau font partie du décor pour rafraichir l’atmosphère, puisqu’entre avril et octobre la température peut atteindre 45°. Les bâtiments sont positionnés dans un plan simple à angle droit, coupé par des animations architecturales futuristes.
Un petit air retro futuriste, comme au Futuroscope de Poitiers ou comme les entreprises qui ont mis dans les années 90 l’adjectif « 2000 » dans leur dénomination sociale. Ce qui faisait moderne à l’époque fait maintenant un peu ringard. On a encouragé les entreprises à s’installer ici dans un quartier d’affaires : des banques, des entreprises Hight Tec d’informatique ou d’électronique, des architectes, des télécoms, des restaurants bien entendu pour tout ce monde, des administrations, des écoles techniques en tous genres, il y a même la fondation de la Biennale d’Art contemporain de Séville.
Depuis dix sept ans, Séville a pris son envol, elle est devenue la capitale économique, industrielle, et culturelle de l’Andalousie. Mieux, l’Andalousie est devenue une vraie région qui compte après avoir reçu des milliards d’aides des fonds européens pour combler son retard. Comme souvent, une Expo universelle est un pari : que la ville pourra être à la hauteur et qu’elle pourra en profiter pour son développement futur. La possibilité de réutiliser ultérieurement les installations est d’ailleurs souvent un critère dans le choix des candidatures.
Ici le pari n’est pas gagné. Au lieu de réorganiser sérieusement les installations dès la fin de l’Expo, on a juste muré des entrées. On devine l’entrée d’un pavillon derrière des parpaings tagués, mais on a laissé les barrières prévues à l’époque pour canaliser la foule. On peut apercevoir la jolie promenade au bord du canal à l’ombre d’une fusée spéciale. Le symbole est fort, on marche dans le futur et dans la conquête de notre planète jusqu’aux étoiles. Mais le futur est désormais ponctué d’herbes entre les dalles, le canal est vide et les escaliers sont murés. On imagine plutôt la jeunesse désœuvrée des alentours venir ici le samedi soir pour fumer des herbes illicites.
La vie est partie avec la foule de l’Expo. Les travailleurs de ces entreprises garent leur voiture au pied du bureau et repartent très vite chez eux. Des tentatives pour préserver ces pavillons ont lieu, de même que les classer au titre des monuments historiques afin d’en empêcher complètement la démolition. Mais au-delà de ces mises sous cloche, il reste que le quartier de la Cartuja, enclavé et à l’ambiance d’un film de Tatie n’attire pas vraiment les foules.
Peñarroya a l’air perdu dans les montagnes au nord de Cordoue en Andalousie. Pourtant elle a eu son heure de gloire et a été un centre important dans la région. La petite ville anciennement industrielle porte les traces d’un complexe minier et métallurgique qui a fait vivre la ville pendant presque un siècle entre 1881 et 1971. L’usine, construite par la société minière de Peñarroya était française. La ville a désormais sur son flanc une immense zone en ruine dont certains ont relevé l’aspect poétique. Des anciens bâtiments industriels, des cheminées en briques rouges à moitié cassées, des voies ferrées et l’ancienne gare désaffectée.
Lors du départ des Français, tout a été vendu à une société qui a démantelé une partie des installations. Depuis tout est en l’état, des chèvres viennent brouter l’herbe, et on imagine les enfants du village s’aventurer dans ces ruines au risque de s’y blesser. Les dirigeants et ingénieurs étaient tous français, comme certains ouvriers directement venus des zones minières du Nord de la France. Ils ont laissés durablement leur marque. Le Sud andalou, très agricole et très pauvre à l’époque bénéficiait grâce à ce complexe des avancés technologiques uniques dans la région. Dans ce pays encore très rural, les Français ont apporté un vent de modernité avec eux ;
Alberto Diaz Villasignor Cabrera, professeur au lycée public Alto Guadiato, et fervent défenseur de l’histoire française de ce lieu nous parle des changements que cette longue présence française a apportés ici.
« Peñarroya a gardé une mentalité un peu plus cosmopolite. On s’est ouverts. On a toujours le souvenir d’une époque qui était très florissante. Peñarroya était le joyau de l’industrie espagnole du Sud. On peut la comparer avec celle de Barcelone à l’époque, depuis la fin du 19e au années 1950. Il y avait beaucoup d’innovations. Par exemple, du coté social, les femmes travaillaient cote à cote avec les hommes ce qui était très original et très rare à l’époque. La compagnie était très paternaliste, c'est-à-dire qu’elle se souciait des ouvriers. Il y avait une sorte de supermarché pour les ouvriers à prix réduit. Le premier cinéma de la localité s’est installé ici. Les modes venaient directement de Paris parce qu’il y avait une colonie importante de 300, 400 personnes ici qui étaient riche bien sûr, et qui demandaient des choses qui venaient directement de France et de Paris. Les nouveautés arrivaient en même temps à Madrid et à Peñarroya. Le sport également, le tennis, l’équitation, activités d’une société importante, va servir de modèle au reste de la population qui regardait ça avec envie, comme la musique, ce qui a beaucoup influencé la population de l’époque. »
Comme les français étaient nombreux, une école française a été créée par les sœurs de la Présentation de Marie qui peuvent réaliser leur vocation d’éducatrices en Espagne, alors qu’au même moment, leur congrégation est supprimée en France. Depuis, la tradition de l’enseignement en français se poursuit au lycée public Alto Guadiato avec un cursus en partie bilingue. Certains cours sont en français comme les sciences sociales, les mathématiques et les sciences naturelles pendant toute la scolarité.
Mais les Français ne sont pas restés ici, ils sont partis en 1971. Certains ont été enterrés dans le cimetière de Peñarroya, dont leurs tombes sont rédigées en Français, chose rare en Espagne. Quelques descendants des familles mixtes entre des français et des espagnoles sont toujours ici, mais ils sont très peu nombreux.
Alberto Diaz Villasignor Cabrera nous le confirme : « Il y a très peu de descendants ici maintenant dans la localité. Ce qu’on peut trouver, mais ils sont assez âgés, ce sont des descendants des familles mixtes plutôt, parce que des descendants de Français il n’y en a pas. Les français pour la plupart sont partis au début des années 1970. »
Son blog en français bien sûr, en partie du ce sujet: http://rocherouge2.blogspot.com/
Après avoir été jardinier des âmes, voilà Yves jardinier dans les oliviers. Il est français, il vivait en France où il a travaillé pour plusieurs employeurs dont quatre ans pour un jardin familial, qui s'occupait de réinsertion. L'association mettait à disposition d'une personne en difficulté financière ou sociale une parcelle de terre, ce qui lui permettait de reprendre pied par le jardinage, et de retisser des liens humains.
Qu'est-ce qu'il l'a fait partir, avec sa femme Janet, et leurs 2 enfants qui avaient 4 et 6 ans, pour aller s'installer dans un village de 25 maisons dans la montagne andalouse ? Concrètement, c'est un article lu dans un magasin anglais qui posait la question à ses lecteurs : « avez-vous pensé à vous installer en Andalousie ? », et qui mettait en vente une maison d'habitation et un gite à louer. Ils sont maintenant tous les quatre parfaitement intégrés dans ce village, les enfants étaient maintenant « andalous » !
Ils vivaient en France dans les Alpes du Sud, mais l'envie du départ et le climat décidemment trop froid les a amenés jusqu'ici. Il est vrai qu'ils sont récidivistes. Pendant une dizaine d'années avant la naissance de leurs enfants, ils ont voyagé ensemble sacs au dos en Amérique du Nord et latine, en Europe, et au Maghreb entre autres.
Partir pour devenir « soi » loin de son pays, ils ne sont pas les seuls à avoir fait ce chemin. En Andalousie, il y a une importante communauté d'Européens, anglais principalement et depuis longtemps, plusieurs dizaines d'années. Tous n'ont pas les mêmes motivations ni la même implication dans ce pays. Certains restent quelques années et repartent, on ne sait où d'ailleurs ; repartent-ils « chez eux », ou bien encore ailleurs ? D'autres s'installent définitivement, on trouve même dans les magasines de la communauté anglophone des publicités pour des contrats de prévoyance obsèques spécifiques aux britanniques, preuve que le problème se pose.
On trouve des télétravailleurs qui gardent tous leurs liens au pays, et qui souvent ne parlent pas espagnol, des artistes en mal d'inspiration et de calme, des retraités, ou des quantités de marginaux. Janet, sa femme britannique, nous raconte que leur chien vient du village des hippies à quelques kilomètres. Ces anglais, allemands ou russes vivent dans des cabanes, des maisonnettes, et même des yourtes. Quant à savoir de quoi ils vivent en plus d'amour et d'eau fraiche, ce n'est pas évident à savoir!
Qu'est-ce qui attire tant ses compatriotes dans ce coin ensoleillé, ou bien que fuient-ils en Grande Bretagne ? Pourquoi partir d'une vie qui peut être confortable pour certains pour s'installer dans une yourte à cultiver tant bien que mal des légumes sur cette terre aride ?
Trop de règles. Une réglementation précise et respectée est pourtant souvent un des critères d'un pays « développé ». Pouvoir se garer en double file, luxe suprême pour des businessmen épuisés par la vie trépidante des grandes villes. Il y a aussi la possibilité de lancer une activité sans paperasse. Bien sûr, comme en France, on doit déclarer ses revenus, constituer une société et ainsi de suite, mais Yves nous dit qu'il n'y a pas de contrôle, les petites exploitations sont tolérées. Ça lui a permis de se lancer petit à petit ; le tourisme rural avec le gite, puis le jardinage dans les propriétés privées. Comme on lui réclamait des plantes, il s'est mis à produire quelques plantes décoratives pour ses clients et pour vendre sur les marchés de temps en temps. Et enfin, on lui a confié un terrain avec des oliviers et il arrive à en tirer quelques profits de la vente d'huile.
Vivre avec la nature pour patron, suprême liberté mais exigeante !
La cathédrale de Cordoue est un bâtiment déroutant. C’est le bâtiment le plus emblématique de la ville, visité par des milliers de touristes tous les ans. Eglise ou mosquée, on ne sait plus très bien tant les deux sont entremêlées par leur histoire conflictuelle. En effet, la cathédrale prend place carrément au milieu de l’ancienne mosquée, qui était l’une des plus grandes du monde arabe. Construite par les maures andalous, puis reconquis par les rois chrétiens, le bâtiment porte en lui les batailles entre les deux religions.
Le bâtiment dans sa configuration actuelle a une signification ancrée dans l’époque qui l’a fait naitre, et son sens géographique en est révélateur.
En entrant dans la pénombre, on est fascinés par cette forêt de piliers qu’on remonte à contre-courant. Des feuillages merveilleux et stylisés nous entourent, des colonnes de marbre, torsadées, cannelées, ou droites, de couleur blanche, grise ou noire. Les arcs bicolores au dessus de nos têtes se croisent inlassablement jusqu’à perte de vue.
Et puis soudain au centre de l’édifice la lumière d’une énorme coupole nous attire. Construite au 16e siècle, elle rivalise en prouesse technique avec les bâtiments les plus novateurs, modernes et audacieux qui existent en Europe par sa forme ovale inhabituelle et par sa hauteur. On est écrasés par cette taille vertigineuse, et par le blanc de la coupole, la richesse des décors, la finesse des stalles. Elle constitue un puits de lumière au milieu des ténèbres de l’ancienne mosquée.
La juxtaposition de styles artistiques différents n’est pas incompatible avec l’esprit « baroque » de l’arabesque, du décor sans fin, de l’extraordinaire. On peut voir en effet un chapiteau corinthien qui supporte un arc arabe derrière lequel on a mis une peinture renaissance dans un cadre du 17e siecle doré à l’extrême. Les messages architecturaux s’entrechoquent et perdent le visiteur, on cherche la cohérence du tout. On y perd le Nord, les styles s’entrechoquent, les vocabulaires architecturaux se mélangent.
Le sens de l’édifice, ou plutôt les deux sens de l’édifice s’éclairent lorsqu’on découvre le Mirhab.
C’est la niche vers laquelle les musulmans se prosternent pendant la prière. Comme il est interdit de représenter Dieu, l’architecture des mosquées prévoit une simple niche vide pour symboliser qu’on ne peut représenter l’immensité de Dieu. C’est dans un petit coin de la cathédrale qu’on découvre ces arabesques multicolores et majestueuses, dont les périphrases pour désigner Dieu sont écrites en lettres d’or autour du Mirhab. Celui-ci organise clairement l’alignement des colonnes vers lui tourné dans la direction du Sud Est. Les colonnes supportent les arcs bicolores et tournent le regard vers lui. Les ajouts chrétiens apparaissent alors comme plaqués violemment pour casser définitivement cet axe et en imposer un nouveau vers le Nord Est. La coupole déchire l’axe musulman. Le bâtiment perd toute son orientation et son effet architectural, son harmonie, sa beauté même. Les ajouts de la Renaissance écrasent par leur hauteur et leur lumière la délicate pénombre des arcs en plein cintre de la mosquée. Non seulement la coupole s’adosse à l’ancienne mosquée, mais elle la dépasse, comme si l’architecture chrétienne voulait montrer sa supériorité technique sur les « ténèbres » des Maures. L’autel principal éclate de gloire, de dorure et de lumière, comme le mobilier tout d’argent et d’or sculpté qu’on a mis à l’abri dans les vitrines du trésor de la cathédrale. Le visiteur ne peut qu’être impressionné par cette démonstration grandiose de la victoire de la chrétienté sur les mahometans. C’est bien un des buts de cet édifice que d’entériner la victoire des nouveaux vainqueurs dans la plus belle et plus grande ville Maure.
Savoir qui a construit la première implantation religieuse sur ce site, des chrétiens ou des maures, rejet une importance capitale dans le débat de savoir, qui de l’église ou de la mosquée doit être le mieux préservée. Il s’agit aussi de défendre la construction de la cathédrale au beau milieu de cette magnifique mosquée, et qui a bien failli être totalement détruite. Le diocèse défend la thèse selon laquelle il existait une ancienne cathédrale Saint Vincent, sur les ruines de laquelle les Arabes ont construit la gigantesque mosquée. Il reste dans la partie mosquée de la cathédrale un enclos où on peut voir des restes de mosaïques manifestement antiques.
A ce conflit de dates, de savoir qui est le premier, le bâtiment a bien failli en pâtir définitivement. Le programme architectural de la mosquée de Cordoue a été complètement démonté : la cour des orangers, lieu des ablutions rituelles, n’est plus qu’un jardin d’agrément où les fontaines servent à l’irrigation des orangers et au repos du touriste. Une église n’a en effet pas besoin de jardin, et même si certaines ont en été pourvues, il ne s’agit pas d’un élément de son architecture. Ici le jardin a été tant bien que mal transformé en cloitre, puisque la cathédrale abritait des chanoines, religieux prêtres en charge de paroisses, mais vivant en communauté comme des moines. Conçu comme le successeur de l’Atrium romain, il doit être au centre de la maison et en desservir les pièces, pourtant ce cloitre est disproportionné pour un tel usage.
La salle de prière gigantesque où s’alignent les fidèles sur des tapis était aussi inadaptée au « spectacle » liturgique de l’époque. Cela demandait une scène en hauteur, et des espaces d’un seul tenant pour contenir les chanoines et les fidèles. La partie de la mosquée a donc été en partie recyclée par des chapelles aménagées dans les cotés, là aussi plaquées dans l’architecture musulmane. Enfin, le minaret a été transformé en clocher pour les besoins de la cause.
Ce magnifique édifice complexe s’éclaire donc en changeant le sens de son regard plutôt que de voir la lumière criante ; il faut parfois s’intéresser à la pénombre, allégorie de la conversion peut- être !...
La capitale européenne de la culture en 2016 sera en Espagne d'après la nouvelle procédure de désignation. 14 villes sont en lice pour ce titre, dont Malaga qui lance ses concitoyens dans cette quête un peu à la façon des jeux olympiques. Le grand Sud andalou, oublié par la croissance économique cherche à se rattraper.
Malaga peut se permettre de rouler des mécaniques étant de loin la ville la plus importante dans cette liste. La municipalité a mis en place un rouleau compresseur pour écraser ses rivales, et on imagine que Cuenca ou Ségovie, qui affichent toutes deux 50 000 habitants ne résisteront peut-être pas au million d'habitants de l'agglomération de Malaga.
Et c'est vrai que cette ville est agréable. Des beaux bâtiments, un joli centre ville moderne avec des magasins typiques : Zara, Benethon, Massimo Dutti, Cerruti, Kookai, Max Mara,
mmm que de l'original comme vous voyez !
La Méditerranée lui donne le soleil, l'ouverture sur le monde et Malaga ne se prive pas d'en faire état. Malaga surfe aussi sur Picasso, qui a une image de plus en plus chic et moderne. Le musée Picasso est présenté comme un musée de premier plan, qui présente une facette assez méconnue du peintre. Toutefois, même si le bâtiment est très bien mis en avant, les collections sont assez modestes comparativement au tapage fait autour de ce musée.
L'Andalousie, au sud de l'Espagne, a été longtemps uniquement une province agricole et aride. Le vin, les olives et les légumes ont été sa seule richesse, jusqu'à ce que le soleil devienne la matière première de son industrie touristique. Depuis l'ère des vacances en masse, l'Andalousie cherche à s'imposer comme une destination ensoleillée toute l'année. Des villes comme Marbella, Torre Molinos, Amunecar sur la Costa del sol ne sont plus que des alignements de résidences secondaires et de retraités, sans oublier les restaurants et les boites de nuit. La candidature de Malaga, renforcée par celle de Cordoue montre l'enjeu pour le Sud de se tirer de notre fameuse crise par le haut, par le soleil. La culture est vue comme une opportunité de croissance économique, vitale en ces temps difficiles.
Cordoba, ancienne capitale des Maures, joue d'avantage sur son histoire et sa sagesse, même si Malaga a une histoire non moins longue. La ville de Cordoba est plus discrète, plus bourgeoise peut-être, et plus sûre de sa valeur puisque son centre ville est déjà inscrit sur la liste de l'UNESCO au titre du patrimoine mondial de l'humanité. L'issue de cette bataille entre ces deux villes au passé presque millénaire, l'une moderne et bruyante, l'autre forte de sa discrétion, sera donnée en 2012 ! d'ici là, d'autres villes les auront peut-être devancé et auront ravi cette couronne qui donne des ailes à la culture dans une ville.